#7 clous à Marseille, relève d’une approche autobiographique du commissariat d’exposition : un artiste, impliqué depuis toujours dans la transmission, le partage, et dont le projet curatorial est d’inviter des artistes qu’il a pu rencontrer, côtoyer et aimer dans son parcours personnel et professionnel ; de Sonia Delaunay dont il fût l’assistant et le biographe jusqu’aux plus jeunes de ses anciens élèves et à ses rencontres les plus récentes. Nous sommes ici chez lui, conviés autour d’un échantillon de travaux d’artistes reconnus ou émergents, dans une brève histoire libre et subjective de l’art contemporain.

Grégory Murot

Dans le loft marseillais où je vis épisodiquement depuis quelques années, entre les quartiers de la Belle de Mai et de Joliette, je propose un programme d’expositions qui devront prendre en compte les contraintes inhérentes à l’habitabilité du lieu. La règle du jeu sera d’utiliser un mur blanc d’une dizaine de mètres de long par trois mètres de haut et les 7 clous dans lequel ils sont plantés, qui supportent habituellement des masques africains. Ce mur devrait à priori être le seul mis à la disposition de l’artiste invité, lequel devra accepter cette contrainte si les caractéristiques de son travail le lui permettent. Les expositions seront très ponctuelles, le temps d’un vernissage le dimanche après-midi et d’une semaine d’accueil sur rendez-vous. Il s’agira essentiellement de créer des rencontres régulières entre un public d’amis et d’amateurs d’art marseillais avec des artistes de différentes générations, que j’ai pu rencontrer en tant qu’artiste, de professeur, ou de directeur des écoles de beaux-arts (Lyon, Nantes, Dijon, Cergy, Arts Décoratifs de Paris), au cours de la quarantaine d’années écoulées, vouées à l’art et à la question de sa transmission. Ce programme s’appuie sur une approche libre et éclectique de l’art contemporain et un goût pour les rapports humains et les confrontations d’expériences. Il ne pose donc aucune identité théorique mais revendique au contraire une très grande hétérogénéité, tant en ce qui concerne le profil des artistes invités que leur notoriété, leur génération ou leur pratique. Il reflètera ainsi les divers courants de pensée parfois contradictoires que l’on peut croiser tout au long d’une vie, et dont on oublie parfois qu’ils cohabitent sur de longues périodes. 

Patrick Raynaud

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#7 nails in Marseille, appears like an autobiographical approach of the commissionership of exhibition : an artist, implied for a long time in the transmission, the sharing, and the curatorial project of which is to invite artists whom he was able to meet, to be next and to like in his personal and professional way; of Sonia Delaunay whose assistant and the biographer as his until youngest of his students. We are here at his home, invited to a meeting around a sample of works of recognized or emergent artists, in a brief free and subjective story of the contemporary art.

Grégory Murot

In the loft in Marseilles where I have been living occasionally for several years, between the Belle de Mai and Joliette districts, I propose a program of exhibitions that will have to take into account the constraints inherent to the habitability of the place. The rule of the game will be to use a white wall about ten meters long by three meters high and the 7 nails in which they are planted, which usually support African masks. This wall should a priori be the only one placed at the disposal of the guest artist, who will have to accept this constraint if the characteristics of his work allow it. The exhibitions will be very punctual, the time of a vernissage on Sunday afternoon and a week of reception by appointment. It will mainly involve creating regular meetings between an audience of friends and art lovers from Marseilles with artists from different generations, whom I have met as an artist, teacher, or director of schools of fine arts (Lyon, Nantes, Dijon, Cergy, Decorative Arts of Paris), during the last forty years, devoted to art and the question of its transmission. This program is based on a free and eclectic approach to contemporary art and a taste for human relationships and experiences. It does not therefore pose any theoretical identity but rather claims a very great heterogeneity, both as regards the profile of the invited artists and their notoriety, their generation or their practice. It will thus reflect the various currents of thought that are sometimes contradictory that can be found throughout a lifetime, and which are sometimes forgotten that they cohabit over long periods of time.

Patrick Raynaud